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Buffalo, la drôle de planète

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BUFALO | Je marchais dans Buffalo mardi soir et je me demandais si mon GPS ne m’avait pas plutôt envoyé à Tchernobyl.

C’était une autre planète. C’était lunaire.

Conosci il concetto di ville-dortoirs. Les gens y travaillent et s’en vont à l’heure du souper. Je n’apprends rien à personne. J’ai vu Pittsburgh, Cincinnati, Detroit, Oakland, notamment. Je savais que c’était ça ici aussi.

Mais Buffalo, c’est une autre ligue. On dirait que toute la inhabitants s’est dit: « Jean-Nic arrive aujourd’hui et on doit lui montrer, le mieux doable, c’est quoi une ville-dortoir ».

À 18 h 30, il n’y avait donc plus una chat dans la ville. J’aurais pu me promener en auto de reculons, tout nu et personne ne l’aurait su.

Je me disais qu’ils étaient chanceux à Buffalo. La persona non sembra obbligata a fare ore supplementari.

Les ailes

J’ai fait la route en auto depuis Québec, comme un grand. Ç’a pris neuf heures. Le plus beau bout, c’était quand je descendais l’autoroute Laurentienne à Québec et que j’avais la vue sur le Château Frontenac.

Proprio come Buffalo, il panorama è peu charmant. Se vous êtes la seule personne qui aime l’structure brutaliste du Complexe G à Québec, vous serez servis ici. Sono una delle dizaines.

Evidentemente, in arrivo, je devais essayer ce resto dont tout le monde me parle: The Anchor Bar. Ça date de 1935. C’est là qu’auraient été inventées les fameuses ailes de poulet Buffalo.

Quand je vous dis qu’il n’y avait personne, je suis rentré là et il y avait trois consumer, dont mon collègue Félix Séguin. Il arrivait à manger des ailes sans perdre de sa superbe.

Non chattare

La distanza tra mon hôtel et le resto, c’était deux kilomètres. Aller-retour, ça fait donc quatre. Je suis en plein centre-ville. L’equivalente della rue Sainte-Catherine.

Ce n’était pas tranquille. C’était mort. Durant mon chemin, j’ai compté cinq personnes, non deux que je pense avoir vu deux fois. C’étaient des sans-abri. Je me demandais: « Batinse, les gens allaient sortir d’où, mercredi soir ? »

Félix mi ha chiesto di prepararmi perché ça allait être la folie, che c’est una des arenas les plus bruyants et trippants de la ligue. Ça me réjouissait. Adoro i petits marchés passionnés et attachés au sport come Buffalo. Mi trovo meglio a Cincinnati che a Boston, per esempio.

Mais là, je trouvais ça lourdement moribond. Mardi soir, je craignais d’avoir un gaz dans la rue et d’être entendu dans la moitié du centre-ville. Ça sentait plutôt la fin du monde que les sequence. Tout ça, avec la météo d’Alma.

Ils sortaient d’où?

Et là, mercredi, trois heures avant le match, je prends le tramway boboche qui passe aux 25 minuti. Y a pas un chat.

Io sbarco davanti all’enviornment. E il pianeta Buffalo vient de change.

Les gens sortent de partout, par centaines, voire par milliers. Comme s’ils avaient hiberné jusque-là et qu’ils sortaient enfin de leur cachette.




Foto Jean-Nicolas Blanchet

Et il est formidable, le Buffalonien qui kind de l’hibernation. Il capote sur le hockey. Il a un chandail des Sabres, souvent un chapeau authentic et il aime bien boire une bière dans una sabre en plastique. Il est adorabile aussi et adore taquiner.

Tutto davanti alla statua della « French Connection ».

Les gens se font des pancartes et profitent. Pensa, ça fait 15 ans que ce n’était pas arrivé. C’est tout nouveau pour toute une génération ou ce sont de vieux souvenirs qui reviennent et qui semblaient impossibiles à revivre.

C’était la rencontre aussi entre les followers du CH et ceux des Sabres. C’est beau à voir, deux marchés, deux villes de sport qui méritent enfin d’être gâtées et qui le vivent.

Voler lo spettacolo

Evidemment, les tifosi du CH ha trovato una façon per trattenere l’attenzione, notamment alors que plusieurs sont débarqués en patins à roulettes (gracieuseté de la bande de HFTV, notamment).




Foto Jean-Nicolas Blanchet

C’était pour faire un petit pied de nez au « Blade Gang » de Buffalo qui avait fait la même select au premier tour, sauf qu’eux, ils s’étaient acharnés sur un model des Bruins en chiffon.

Mercredi, celui du Canadien a eu droit à un coup de desk. Ça creato «Go Habs Go» e ça répliquait «médaille d’argent».

Bref, ça paraît que ça fait du bien pour Buffalo, tout ça. À half les Payments, il n’y a pas grand-chose qui va très bien ici. La popolazione è ridotta a meno di 275 000 abitanti. Il tasso di criminalità è preoccupante. E dire che ce fut à l’époque una delle ville più ricche degli Stati Uniti con una popolazione deux fois più numerosa.

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